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En Corée du Sud, la mode des fausses funérailles…

Posté le 19 septembre 2014

SKOREA-ECONOMY

Des entreprises proposent aux Sud-Coréens d’organiser de fausses funérailles pour leur redonner goût à la vie. Portrait funéraire, cercueil, lettre d’adieu, tout est fait pour que le participant vive «l’expérience de la mort».

Goûter à la mort pour mieux vivre. C’est ce que proposent en substance des entreprises sud-coréennes depuis le début des années 2000. Le service rendu aux clients: organiser leurs fausses funérailles et simuler leur mort pour leur redonner goût à la vie. Cette expérience inédite est généralement proposée par des entreprises de pompes funèbres qui cherchent à redorer leur image.

La fausse cérémonie mortuaire peut se dérouler en plein air ou dans une grande salle fleurie dans laquelle des rangées de cercueils en bois se succèdent. Là, les participants se font tirer leur portrait (funéraire), enfilent une robe traditionnelle avant de rédiger leur testament ou une lettre d’adieu adressée à leurs proches. Une fois devant leur cercueil, les clients lisent leurs dernières volontés à voix haute. Puis arrive l’heure fatidique: à la lueur des bougies, les participants s’allongent dans le cercueil qui se referme sur eux. L’expérience dure entre 5 et 10 minutes.

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«Quand ils ont cloué le cercueil, j’ai vraiment eu l’impression d’être morte», témoigne Baek Kyung-ah, dans le Financial Times . «Jusqu’ici, la mort me paraissait lointaine, mais à présent, je pense que je dois vivre une meilleure vie». D’autres, au contraire, n’apprécient pas du tout l’expérience. «J’avais déjà peur de mourir, mais si on ne me fait encore plus penser à la mort, ça va finir par me faire vraiment mourir. Toute cette négativité, c’est effrayant», explique une participante interrogée dans l’émission L’Effet Papillon sur Canal+.

«C’est une manière de se laisser aller», raconte l’entrepreneur Jung Joon, directeur d’une entreprise de pompes funèbres à Séoul qui facture 25 dollars la séance mortuaire. «Ensuite, vous vous sentez revigoré et vous êtes prêt à reprendre votre vie à zéro», explique-t-il dans le Los Angeles Times. Plus spirituel, Kim Hi Ho, dirigeant de l’Institut Happy Dying (mourir heureux) voit davantage cette expérience comme une invitation à la méditation. «Les participants peuvent réfléchir à leur vie et prendre conscience que la vie est belle», dit-il au magazine Vice , en précisant que ses cercueils en bois disposent de plusieurs trous pour permettre aux «défunts» de respirer. Ce dernier assure qu’il reçoit environ 300 clients par mois.

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Si on en croit leurs organisateurs, ces stages permettraient de faire de la prévention au suicide alors que le pays enregistre le taux le plus élevé parmi les pays de l’OCDE (33,8 pour 100. 000 personnes en 2009), deux fois supérieur au taux français. La rapide industrialisation du pays, les difficiles conditions de travail et la pression sociale autour de la réussite expliquent en partie cette hausse constatée ces dernières années, le nombre de passage à l’acte ayant doublé sur la dernière décennie.

 

Améliorer la performance des entreprises

Ces enterrements factices ont déjà séduit des dizaines de milliers de Coréens, qu’ils soient étudiants, actifs ou retraités. Le Financial Times explique même que des entreprises comme Samsung et Hyundai Motor ont inscrit leurs salariés à ces programmes. «En ayant recours à ces stages, les entreprises pensent pouvoir améliorer l’efficacité de leurs employés en leur proposant quelque chose de spectaculaire et d’intense qui leur redonnerait goût à la vie», analyse le sociologue Tanguy Châtel interrogé par Le Figaro. Ce genre de pratiques est en fait un outil managérial. Rien d’étonnant quand on sait qu’on est dans une société obsédée par la performance et la réussite».

Cet engouement pour ce type d’expériences rappelle le succès du salon de la mort en 2011 à Paris, où les visiteurs pouvaient essayer leur cercueil. «Il y a toujours eu une fascination pour la mort, explique encore Tanguy Châtel. Déjà, tout petits, les enfants s’enterrent dans le sable à la plage. Plus grands, certains s’amusent à aller dans les cimetières la nuit pour se faire peur». Mais «sous le poids des technologies et de la science, on a été invité à repousser les limites encore plus loin, au point de nier la mortalité. Tout cela me paraît très artificiel. Ce n’est pas parce que vous êtes allongé dans un cercueil que vous comprenez mieux la question de la mort», soupire le spécialiste.

Copyright @ Caroline Piquet – lefigaro.fr , le 02/09/2014


Au Delaware, les héritiers auront accès à la vie numérique du défunt…

Posté le 27 août 2014

L’Etat américain du Delaware est le premier à adopter une loi qui autorise les héritiers et/ou exécuteurs testamentaires à accéder à la vie numérique d’une personne décédée ou incapable d’y accéder par elle-même. Mais pour le moment, les services numériques (Google, Facebook et consorts) refusent de coopérer.

« A mes enfants je lègue ma maison, mes documents numériques, mon compte Facebook, mon blog et mes achats iTunes ». Peut-être pourrons-nous un jour lire ce genre de phrase dans les testaments. Dans l’état du Delaware aux Etats-Unis, c’est même déjà le cas, et c’est une première. A noter que les états de l’Idaho ou du Nevada proposent déjà d’accéder à des fichiers numériques, mais de manière plus limitative.

La loi (baptisée « Fiduciary Access to Digital Assets and Digital Accounts Act » dite UFADAA) adoptée outre-Atlantique va même plus loin puisqu’elle donne de fait le droit aux familles d’accéder aux fichiers numériques d’une personne disparue. Concrètement, elle confère le droit aux héritiers et exécuteurs testamentaires de prendre le contrôle de ces fichiers comme ils le feraient pour des biens matériels.

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Mais la réalité est bien différente. Car ceci impose une coopération des fournisseurs de services numériques. Ceci est un changement majeur car aujourd’hui, lorsqu’une personne disparaît, ses droits numériques disparaissent avec elle. Actuellement sur Facebook par exemple, le site consent à transformer la page d’un utilisateur décédé en « page de commémoration ». Il précise : « nous ne pouvons pas communiquer les informations de connexion d’un compte de commémoration. Se connecter au compte d’une autre personne constitue une violation de notre règlement ».

Bataille juridique en vue

« Nos lois n’ont pas évolué en même temps que nos technologies », estime Daryl Scott, membre de la chambre des députés du Delaware, militant pour que les fournisseurs de service coopèrent. Mais la bataille est loin d’être gagnée. « Cette loi ne tient pas compte de l’intrusion dans la vie privée que cela représente pour les personnes tierces qui ont communiqué avec la personne disparue », souligne Jim Halpert, avocat de DLA Piper, qui travaille notamment pour Google, Facebook, Yahoo et d’autres entreprises du numérique.

Il continue et explique que « cela comprend donc les communications potentiellement confidentielles entre une personne disparue et d’autres encore de ce monde – les patients d’un docteur, d’un psychiatre ou d’un homme d’église décédé par exemple – qui seraient alors très surpris qu’un exécuteur testamentaire ait accès à leurs conversations privées. La loi en tant que telle peut créer beaucoup de confusions car, comme la loi elle-même le reconnaît, la loi fédérale peut interdire la divulgation de certaines communications ».

Enfin, il estime encore qu’une lettre manuscrite et un mail n’ont pas la même valeur et ne doivent donc pas être traités de la même manière. « Le volume de mails est beaucoup plus gros et les gens sont généralement beaucoup plus prudents lorsqu’ils écrivent une lettre », termine-t-il.

 

Copyright @ Emilien Ercolani, le 26/08/2014


Rappel en matière de droits de succession et de donation…

Posté le 16 novembre 2012

Les droits de succession et de donation sont calculés selon un tarif qui dépend du lien de parenté entre le défunt et le bénéficiaire. Il s’applique sur la part nette taxable qui est la part reçue par chaque héritier, légataire ou donataire après déduction des abattements.

Par ailleurs, des abattements sont prévus pour le calcul des droits à régler en cas de donation. Ils varient selon le lien qui unit le donateur et le donataire.

Pour les donations effectuées à partir du 17 août 2012, l’abattement se reconstitue tous les 15 ans (au lieu de 10 ans auparavant).

Ce délai de 15 ans (appelé « rappel fiscal ») concerne toutes les donations, quel que soit le lien qui unit le donateur et le donataire.
  • Donations aux enfants : Un abattement de 100.000  s’applique sur la part de chacun des enfants
  • Donation à une personne handicapée : Un abattement spécifique de 159.325  s’applique aux donations en faveur des personnes handicapées, sous certaines conditions.
  • Donations entre époux et partenaires de Pacs : Un abattement de  80.724  s’applique sur la part du conjoint (du partenaire) du donateur.  
  • Donations entre concubins :Les concubins ne bénéficient d’aucun abattement. Une taxation de 60% est appliquée sur la valeur du bien ou des sommes données.
  • Donations aux petits-enfants : Un abattement de 31.865  s’applique sur la part de chacun des petits-enfants.
  • Donations aux arrière-petits-enfants : Un abattement de 5.310  s’applique sur la part de chacun des arrière-petits-enfants.
  • Donations entre frères et surs : Un abattement de 15.932  s’applique sur la part de chaque frère ou sur.  Cet abattement se cumule, si nécessaire, avec l’abattement prévu en faveur des personnes handicapées.
  • Donations aux neveux et nièces : Un abattement de 7.967  s’applique sur la part de chacun des neveux et nièces.
Ci-dessous un rappel des tarifs applicables

  • Succession ou donation en ligne directe (ascendants et descendants), fraction de part nette taxable
Montant taxable après abattement Taux
Moins de  8.072 5%
Entre 8.072  et 12.109 10%
Entre 12.109  et 15.932 15%
Entre 15.932  et 552.324 20%
Entre 552.324  et 902.838 30%
Entre 902.838   et 1.805.677 40%
Supérieure à 1.805.677 45%
  • Donations entre époux ou partenaires pacsés, fraction de part nette taxable
Montant taxable après abattement Taux
Moins de 8.072 5%
Entre 8.072  et 15.932 10%
Entre 15.932  et 31.865 15%
Entre 31.865  et 552.324 20%
Entre 552.324  et 902.838 30%
Entre 902.838   et 1.805.677 40%
Supérieure à 1.805.677 45%
  • Succession ou donation entre frères et surs (vivants ou représentés), fraction de part nette taxable
Montant taxable après abattement Taux
Inférieure à 24.430 35%
Supérieure à 24.430 45%
  •  Successions entre d’autres personnes
Situation où les montants sont taxables après abattement Taux
Succession entre parents jusqu’au 4ème degré inclus 55%
Succession entre parents au-delà du 4ème degré ou entre personnes non parentes 60%

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