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Deux femmes se disputent l’héritage d’un richissime Bordelais. S’il avait utilisé edeneo, ça ne serait pas arrivé !

Posté le 10 septembre 2010

L’une était femme de ménage avant de devenir son épouse. L’autre, courtisane avant d’être sa maîtresse. Un an après la mort, à 82 ans, du richissime Jean Lignon, elles se disputent son héritage. Il était le descendant de l’un des fondateurs de la station balnéaire huppée de Pyla-sur-Mer (Gironde). Les deux femmes avaient été, tour à tour, accusées de tentatives d’empoisonnement et d’abus de faiblesses. Sonia et Christine ont été innocentées dans ces deux affaires et continuent à se battre pour récupérer l’immense fortune du défunt.

Ni sa dernière épouse ni sa dernière maîtresse n’ont pu se joindre à son cortège funéraire en mai 2009, dans le cimetière d’Arcachon (Gironde). Jean Lignon, richissime veuf décédé à l’âge 82 ans sans enfant, a passé les derniers mois de sa vie seul, alité dans sa grande maison de Pyla-sur-Mer, entouré d’un majordome et d’employés de maison. Sonia Souchkoff, épouse Lignon, femme de ménage de 57 ans, n’avait plus le droit de le voir depuis trois ans, date de sa mise en examen pour tentative d’empoisonnement contre son époux. Christine Prats, 56 ans, ancienne prostituée, maîtresse de Jean Lignon, accusée d’abus de faiblesse, ne le voyait plus depuis un an. Toutes deux déchues, ces femmes finalement innocentées par la justice avaient un temps été favorites : en 2006 puis en 2007, Jean Lignon les avait désignées successivement comme légataire universelle. Après une âpre bataille judiciaire, la cour d’appel de Bordeaux a donné raison — et donc l’héritage — le 22 juin dernier à Christine qui s’est alliée à cinq parents éloignés du vieil homme. Mais la bataille continue. Pierre Blazy, avocat de Sonia, a décidé de se pourvoir en cassation et de faire appel du non-lieu pour abus de faiblesse dont a bénéficié Christine. Un autre avocat, Me Laplagne, se chargera des autres procédures en attaquant ce legs comme « immoral et illicite. » « Mon mari m’a déshéritée car il pensait que j’avais voulu l’empoisonner, justifie Sonia. Quand les expertises ont prouvé le contraire, il était mort depuis un an. Notre histoire montre pourtant que je n’étais pas avec lui pour sa fortune. » Sonia et Jean, qui est alors âgé de 73 ans, se rencontrent en 2000 au Rallye, bar- tabac du bassin d’Arcachon. Elle vient y prendre son café, il vient bavarder. « Je vous jure qu’il n’avait l’air de rien, on lui aurait donné une pièce », s’amuse Sonia, qui entame alors une liaison avec l’un des hommes les plus riches de la région. Pour lui venir en aide, cet homme la paie et la déclare sans rien lui demander. Mais en 2003, Jean a un accident de voiture et en réchappe très diminué. « Ma cliente s’est alors beaucoup occupée de lui, intervient Me Pierre Blazy, son avocat. Ce qui montre bien la profondeur de leur relation aujourd’hui remise en cause. » Trois ans plus tard, le couple est toujours uni et Jean Lignon désigne Sonia comme sa légataire universelle. En 2006, il l’épouse. Un conte de fées ? « Un enfer, raconte Sonia. Tous les employés de la maison, jaloux de ma situation, me détestaient. J’étais suivie, épiée. » Quand, en octobre 2006, Jean Lignon porte plainte contre X pour tentative d’empoisonnement —il se plaint de malaises inexpliqués après les repas — tous ses domestiques accablent Sonia. Mise sur écoute, elle prononcera cette phrase : « Il me fait chier ce vieux con. » Sonia est mise en examen. A La Teste et dans les cafés d’Arcachon, elle est devenue « l’empoisonneuse. » C’est à ce moment-là que Christine Prats, embauchée initialement par le vieil homme comme auxiliaire de vie, devient la favorite. Dès septembre 2007, Jean Lignon désigne l’ancienne courtisane bordelaise comme son héritière unique.
Mais elle est rejetée aussi vite qu’elle a été portée aux nues et, en mars 2008, Jean porte plainte pour abus de faiblesse contre cette femme qui possède deux voitures de luxe et a déposé 17 600 € en espèces sur ses comptes entre juillet 2007 et janvier 2008. « S’il avait ce qu’il désirait, il était généreux et rapidement je suis devenue la favorite », dira-t-elle aux enquêteurs. « Elle parle de lui avec beaucoup d’affection et a beaucoup pleuré sa mort », rectifie son avocat, Me Philippe Péjoine. Qu’importe, Lignon affirme aux policiers qu’il va déshériter Christine. A sa mort, c’est pourtant elle qui figure toujours en unique place sur le testament. « Elle en était la première surprise », témoigne son avocat. « Il y avait également une enveloppe sur laquelle mon époux avait écrit A ouvrir après ma mort, ajoute Sonia Lignon. Mais le notaire l’a trouvée décachetée et vide. On ne connaîtra donc jamais ses dernières volontés. » Ni l’identité de la personne qui les lui a volées.

Article le Parisien VIOLETTE LAZARD | 31.07.2010, 07h00

Avec Edeneo, cette personne n’aurait pas pris le risque de se voir voler sa lettre, dans cette enveloppe décachetée prématurément, et aurait pu ainsi voir ses dernières volontés se réaliser comme souhaitées…

N’attendez pas, inscrivez vous sur Edeneo !
A très vite.
Sébastien


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