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Google s’occupe de vos données après votre mort…

Posté le 12 avril 2013
Google veut éviter que les données survivent aux utilisateurs. Crédit Photo : © Regis Duvignau / Reuters/REUTERS

Crédit Photo : © Regis Duvignau / Reuters/REUTERS

Google veut éviter que les données survivent aux utilisateurs.

Le géant internet donne désormais aux utilisateurs de ses comptes (Gmail, Google+…) la possibilité de faire détruire automatiquement leurs données après plusieurs mois sans activité, ou de les transférer à des proches.
Gérer l’héritage numérique d’un défunt est une tâche dont les proches voudraient souvent se passer. Demander un mot de passe pour accéder à un compte numérique relève parfois du parcours du combattant. C’est justement pour éviter ces désagréments que Google a pensé à une nouvelle application qui permet aux utilisateurs de ses services en ligne de décider, de leur vivant, de ce que doivent devenir les données qu’ils y ont stockées quand ils seront décédés.

Ce «gestionnaire de compte inactif» – un nom «pas très beau», de l’aveu même de Google – figure désormais dans les paramètres des comptes Google. Il permet dès à présent aux utilisateurs de choisir un délai de trois à douze mois d’inactivité au-delà duquel les données stockées par Google peuvent être détruites. Autre solution: transférer sous forme de fichier zip posthume toutes les informations figurant sur Blogger, Gmail, Google+, Picasa, ou encore YouTube, à un maximum de 10 personnes. L’utilisateur peut même choisir quelles informations il souhaite transférer à chaque personne.

Avant de détruire toute trace de vie numérique sur ses plateformes ou même de procéder à l’envoi aux proches, Google prendra soin de vérifier que vous êtes bien mort et pas seulement en période «hibernation» numérique. Pour cela, le géant internet enverra un SMS et un mail à la seconde adresse que vous aurez préalablement renseignée. Faute de réponse, le processus sera enclenché.

Faire mieux que Facebook

Avec ce nouveau service, Google espère éviter les critiques dont fait régulièrement l’objet Facebookconcernant ses comptes d’utilisateurs décédés. Le réseau social est par exemple sévèrement pointé du doigt lorsque des utilisateurs continuent de «liker» des pages alors qu’ils sont morts depuis plusieurs mois.

Concrètement aux utilisateurs de Google, les détenteurs de comptes Facebook ne peuvent pas anticiper. Ce sont les proches qui doivent signaler, preuve à l’appui, leur décès au réseau social pour qu’il «mémorialise» le compte, autrement dit, qu’il le transforme en une sorte de sanctuaire. Le formulaire s’appelle d’ailleurs «demande de commémoration». Ils peuvent également en demander la fermeture. Sans action de leur part, la vie sur Facebook de l’utilisateur peut se poursuivre longtemps après sa mort.

Copyright @ lefigaro.fr – Publié le 12/04/2013