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Comment bien utiliser son notaire…

Posté le 18 avril 2012

Incontournable pour une transaction immobilière ou une succession, l’officier public est de bon conseil en d’autres circonstances.

« Instituteur du droit, architecte des patrimoines », c’est ainsi que Christian Lefebvre, président de la chambre des notaires de Paris, résume son métier. En effet, le notaire n’est pas seulement l’officier public chargé des ouvertures de successions, des transactions immobilières, de l’établissement des donations… Ses compétences peuvent aussi se révéler très efficaces dans bien d’autres circonstances. « Dans une petite ville, le notaire est souvent le premier conseiller juridique », confirme Pierre Lemée, notaire à Pont-l’Evêque (Calvados). Pourtant, selon un sondage réalisé en décembre 2011 par BVA, seulement 68 % des Français sont déjà allés chez un notaire. Et, pour la plupart, après 65 ans. En dehors des acquisitions ou des ventes immobilières, les rendez-vous à l’étude ont plutôt lieu à l’occasion d’un héritage, de l’organisation d’une succession ou d’un divorce.

Combien coûtent ces actes? « Un tarif officiel régit au centime près les actes que le notaire fait en tant qu’officier public, explique Pierre Lemée. En revanche, dans son rôle de conseil, les tarifs sont librement fixés, mais, la plupart du temps, quand je conseille et qu’un acte tarifé est signé à l’issue de cette consultation, je ne facture pas. » Evidemment, si le conseil est complexe, nécessite de longues recherches, la consultation d’autres spécialistes, par exemple au niveau international ou en matière de droit des affaires ou des sociétés, il sera facturé librement par le notaire, en moyenne entre 180 et 480 euros l’heure. S’il n’existe pas de spécialités officielles pour les notaires – à la différence des avocats – certaines études sont plus spécialisées que d’autres. Il est évident qu’une étude située à la campagne risque d’être plus qualifiée en droit rural.

Pour les affaires

« Dans une région comme la mienne, le notaire joue souvent le rôle de négociateur immobilier précise Pierre Lemée. Sa commission est tarifée entre 2,5 et 5%, selon la valeur du bien. » Elle est souvent plus avantageuse que celle d’une agence immobilière (entre 4 et 7%). Pour 180 euros environ, l’homme de loi pourra expertiser un bien, car il a accès aux prix de toutes les transactions. Le notaire est aussi à même de fournir de précieux conseils en matière de placements financiers, a priori plus objectifs que ceux d’un conseiller en patrimoine, d’un banquier ou assureur, puisque lui-même ne vend pas de produits financiers.

Patrimoine professionnel

Pour moins de 200 euros, le notaire peut aussi donner son avis sur la rédaction d’un bail commercial, afin de prévenir les conflits à venir. En cas de création d’une entreprise, même d’une simple autoentreprise, il envisagera avec l’intéressé les conséquences sur ce qu’il possède, car le patrimoine de l’entrepreneur individuel n’est pas distinct de son patrimoine professionnel. Pour, par exemple, protéger le logement familial d’une saisie, Christian Lefebvre peut ainsi conseiller de faire une déclaration d’insaisissabilité: « C’est une façon de mettre certains biens à l’abri de l’appétit des éventuels créanciers », même si, en contrepartie, les banques prêteront sans doute moins puisqu’elles auront moins de garanties. Les conseils d’un notaire sont aussi pertinents lors de la transmission de l’entreprise ou du changement de ses statuts. A titre d’exemple, il faut compter environ 1.800 euros pour transformer une société anonyme en société par action simplifiée, et environ 8.400 euros pour une modification du capital d’une société.

Patrimoine privé

Côté vie personnelle, les notaires se révèlent aussi très utiles. « Si les couples mariés peuvent organiser leur patrimoine en rédigeant chez le notaire un contrat de mariage, ceux qui vivent en union libre, sans même avoir signé un pacte civil de solidarité (pacs), ne connaissent souvent pas la portée de leur mode de vie. Un passage chez le notaire les éclairera pourtant sur les conséquences importantes, notamment sur leurs biens. Idem pour les jeunes gens qui empruntent pour acquérir ensemble un logement sans être mariés ou pacsés. Ils découvriront les risques en cas de séparation, ou du décès de l’un d’entre eux », explique Christian Lefebvre.

Ceux qui choisissent de se pacser ne pensent pas toujours à demander conseil pour la rédaction de leur contrat. « D’ailleurs, l’employé de mairie n’est pas formé pour cela », avertit Christian Lefebvre. Pourtant, là encore, une visite dans une étude leur permettrait de comprendre qu’un pacs sans la rédaction d’un testament ne met pas le couple à l’abri en cas de décès de l’un d’eux. Alors qu’avec cette précaution, le survivant héritera de son partenaire sans payer de droits de succession.

Quant à Diane François, médecin à Paris, elle a apprécié l’intervention du notaire de famille avant son divorce : « II a dégonflé le conflit qui aurait pu éclater au niveau patrimonial. Nous possédions plusieurs biens immobiliers et mon ex-époux avait fait de nombreux placements financiers à son nom propre. Sur ce sujet, il en connaissait autant que le notaire, et moi, rien du tout. Ce dernier a pris le temps d’expliquer les choses à chacun, de rapprocher les points de vue, afin que nous parvenions à un partage équitable de notre patrimoine et à la fixation d’une prestation compensatoire pour moi. Une fois l’accord entériné et présenté à l’avocat, la procédure devant le juge a été très rapide. »

En effet, en cas de divorce, si le passage chez un avocat est inévitable, celui devant le notaire ne se fait souvent qu’après le prononcé du jugement, notamment quand il y a nécessité de partager les biens immobiliers. Pourtant, à ce stade, le conflit peut être encore grand, surtout si les deux avocats adverses ont poussé chaque conjoint à être plus gourmand. Bref, le notaire sait aussi se faire conciliateur, voire psychologue…

A FAIRE
CHERCHER LE CONSEIL GRATUIT

Profiter des conseils via Notaires Infos (tél.: 0892-011-012, 0,34 euros/minute) et sur le site www.notaires.fr. Se rendre aux permanences gratuites des notaires lors des rencontres notariales, chaque année en octobre.

A NE PAS FAIRE
DEMANDER DES ACTES SANS DEVIS

Demander des conseils ou la réalisation d’actes sans réclamer un devis au préalable. Se priver de demander des conseils avant de signer un acte notarié, ou attendre que les problèmes surgissent pour rendre visite à un notaire.

Copyright © 2011 challenges.fr


Héritage. Dans quels cas contester le partage ?

Posté le 15 mars 2012

Les frères et sœurs qui héritent de leurs parents doivent être traités à égalité. Si l’un d’eux est lésé, il peut demander que l’équilibre soit rétabli.

Paris Match. Au décès des parents, les enfants doivent-ils obligatoirement recevoir chacun la même chose ?
Stéphane Adler. Non. Les parents ont pu vouloir favoriser l’un au détriment de l’autre. Soit en fai- sant des donations de leur vivant à l’un et pas à l’autre, soit en léguant par testament plus à l’un qu’à l’autre. Ils en ont le droit, à condition de ne pas empiéter sur la part que la loi réserve à chacun des enfants. Par exemple, si un père a trois enfants, il peut disposer librement du quart de son patrimoine pour favoriser la personne de son choix, l’un de ses enfants ou quelqu’un qui n’a aucun lien de parenté avec la famille. Mais les trois autres quarts doivent revenir, à son décès, à ses trois enfants, à raison d’un quart chacun.


A partir de quel moment l’un des héritiers peut-il s’estimer lésé ?
A l’ouverture de la succession, on fait le total des donations consenties par le défunt au cours de sa vie, en calculant leur valeur au jour de son décès. On y ajoute les biens qu’il a laissés, et on calcule ce

qui doit revenir à chacun de ses enfants. Dès que la valeur du lot qu’on attribue à l’un des héritiers ne correspond pas à ce qu’il devrait recevoir, soit parce que l’évaluation du bien immobilier est biaisé, soit parce que ses frères ont reçu des donations du vivant de leur père et pas lui, il peut contester le partage.

Que peut-il demander ?
A être traité de la même manière que les autres. Si l’héritier lésé a reçu 25 % de moins que son dû, il peut engager, dans les deux ans qui suivent le règle- ment de la succession, une action en “comblement de partage”. Exemple : son bien ne vaut que 180 000 euros, alors qu’il aurait dû recevoir l’équivalent de 250 000 euros. Il peut donc demander que ses frères complètent sa part, pour qu’il arrive lui aussi à 250 000 euros.

Mais s’il ne restait plus rien au décès du père ?
Dans ce cas, il peut engager une “action en réduc- tion”. Ses frères doivent lui reverser une partie des biens qu’ils ont reçus ou une soulte, c’est-à-dire une somme d’argent. Ce sont des procédures qui peuvent devenir longues et coûteuses s’il faut réévaluer des biens donnés, parfois dix ou vingt ans plus tôt ! Elles sont jugées par le tribunal de grande instance.

Et quand le patrimoine est parti vers des bénéficiaires sans lien de parenté ?
Si le défunt a vendu son bien et dilapidé l’argent, il n’y a aucun recours. S’il a fait un contrat d’assurance vie en faveur d’une tierce personne, c’est le juge qui tranche : quand le capital investi représente une part raisonnable du patrimoine, le contrat est validé. Quand le montant est disproportionné de façon manifeste, le bénéficiaire peut être contraint d’en restituer une partie.

Que conseillez-vous ?
Aux parents qui ont aidé leurs enfants à différentes époques : de faire, un jour, une “donation-partage” pour réintégrer toutes les donations précédentes. Leurs valeurs seront figées une fois pour toutes, ce qui évitera les contentieux à leur décès. Aux en- fants qui se déchirent : de privilégier un partage du patrimoine familial basé sur le principe d’égalité.

Copyright © 2011 Paris Match Liliane Gallifet

 


Vous souhaitez mettre à l’abri vos proches des tracas financiers ?

Posté le 2 mars 2012

Avez -vous pensez aux obsèques ? 

 

 

Assurance décès obsèques, l’assurance obsèques en ligne.

Le contrat obsèques est un contrat qui permet aux adhérents de disposer d’une garantie pour des obsèques personnalisées et aussi d’une aide financière pour ses proches après son décès. C’est donc un contrat hyper indispensable qui vous offrira une double assurance. La question se pose : comment trouver le meilleur contrat obsèques ? Une seule solution : le passage par une assurance obsèques en ligne. Parmi les meilleures, assurance-deces-obseques.com.

Une assurance décès et obsèques en ligne.

Le choix d’une bonne assurance obsèques reste encore un grand défi car les offres proposées sont très diversifiées. Pour faciliter votre recherche, passez par une assurance obsèques en ligne. Ainsi, vous n’aurez aucun déplacement à faire, car tout se fait chez vous, ou aussi à votre bureau … tant que vous avez accès à Internet.

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Non seulement vous pouvez faire un comparatif de devis de contrats d’assurance décès ou d’obsèques en ligne, mais vous pouvez aussi retrouver toutes les informations relatives au décès.

Le site est mis à jour quotidiennement et contient des tonnes d’actualités.

A savoir

Faites bien attention aux fausses assurances vie en ligne. Les offres paraissent alléchantes et pourtant les services proposés sont intolérables coté qualité et respect de contrat.

Si vous avez des doutes, il est toujours conseillé de prendre contact avec un spécialiste. Prenez rendez vous avec votre courtier et posez lui toutes les questions qui vous tiennent à cœur.

Sébastien @Edeneo


Pensez à la transmission dès la cinquantaine…

Posté le 22 février 2012

INTERVIEW – Maître Bertrand Savouré revient sur l’importance d’anticiper successions et donations, afin d’effectuer une transmission sereine.

Le Figaro Magazine – Les Français transmettent-ils mieux leur patrimoine qu’il y a dix ans?
Maître Bertrand Savouré - Depuis une dizaine d’années, le cadre juridique a beaucoup changé. Les Français ont plus d’outils pour préparer leur succession, ils doivent les apprivoiser. L’aspect fiscal les influence beaucoup.
Pourtant, ce qui importe n’est pas seulement de saisir un avantage fiscal, mais de construire, dans de bonnes conditions fiscales, une transmission harmonieuse. Et cela est de plus en plus vrai, car la transmission est initiée plus tôt.

Quand faut-il penser à transmettre?

C’est un long processus. Commencer à y songer vers la cinquantaine me paraît une bonne idée.

Ne risque-t-on pas de regretter plus tard certains choix?

Les Français sont prêts à donner, mais ils veulent pouvoir changer d’avis. Des solutions existent. Une donation, sauf celle entre époux, n’est pas révocable, mais on peut faire en sorte qu’elle soit revue, avec l’accord des enfants. On peut, par exemple, se réserver la possibilité de changer le bien qui a été donné.

Quelles possibilités devraient être mieux utilisées?

Il est possible de penser sa transmission autrement. Par exemple en sautant une génération, les enfants peuvent renoncer à leur part au profit de leurs propres enfants. Le conjoint peut aussi, s’il hérite à un moment où il n’a pas besoin de tous les biens, renoncer à une partie d’entre eux au profit des enfants. Le législateur a donné beaucoup de liberté pour organiser la transmission d’un patrimoine. Mais ces nouvelles possibilités ont besoin d’être encadrées pour ne pas fragiliser les droits des héritiers, et donc l’ensemble de la transmission.

Que gagne-t-on en sautant une génération?

Prenons le cas d’un père ayant un patrimoine de 1 million d’euros qu’il veut transmettre à ses deux enfants. S’il donne 500 000 euros à son fils et autant à sa fille, les droits de donation s’élèvent à 164 000 euros. Si sa fille renonce à sa part au profit de ses deux enfants, les droits ne seront que de 150 000 euros. Et l’économie fiscale sera encore plus élevée si elle a un patrimoine à transmettre, elle conservera alors intact l’abattement par enfant.

A quoi faut-il veiller?

Il faut trouver un juste équilibre entre les parties. Attention aussi à prendre en compte l’assurance-vie. La désignation du bénéficiaire doit être cohérente avec ce que l’on veut faire globalement.* Rapporteur du 108e congrès des notaires qui se tiendra à Montpellier en septembre.


Des consultations gratuites avec les notaires du 13 au 17 février…

Posté le 10 février 2012

Des consultations gratuites avec les notaires du 13 au 17 février

La chambre des notaires de Paris propose, du 13 au 17 février, des consultations gratuites sur le droit de la famille. Elle organise aussi des conférences et des tchats sur Internet.

Mariage et pacs, achat immobilier, donation et succession, testament, indivision… Toutes les questions touchant aux droits des familles et au patrimoine pourront être abordées à l’occasion de la 6e édition de la Semaine d’information organisée par les notaires de Paris et des Hauts-de-Seine, du 13 au 17 février.

Prenez rendez-vous

Des consultations individuelles et gratuites seront données par des notaires au centre d’information de la Chambre de Paris (1, bd Sébastopol 75001 Paris), du lundi au vendredi de 10 heures à 18 heures (21 heures le 14). Il suffit de s’inscrire par téléphone (3620 dites « notaires ») ou sur le site www.notairesetfamilles.fr.

Des consultations seront aussi données dans certaines mairies d’arrondissement (adresses et horaires sur le même site).

Participez aux tchats

Sans avoir à se déplacer, on pourra encore interroger les notaires par téléphone, en composant le 3620, puis dites « notaires », du lundi au vendredi de 14 heures à 18 heures.Ou participer à des tchats thématiques sur le site www.notairesetfamilles.fr du lundi au vendredi de 14 heures à 16 heures. Les thèmes abordés :

  • l’intérêt de faire un testament, le 13 février ;
  • sortir d’une indivision, le 14 ;
  • faire une donation, le 15 ;
  • acheter un logement à deux, le 16 ;
  • se pacser en séparation de biens ou en communauté, le 17.
  • On peut poser ses questions à l’avance sur le site.

Suivez les conférences

Tout au long de la semaine, on pourra enfin assister à des conférences à la Chambre des notaires (12, avenue Victoria, 75001) sur des thèmes identiques. Seule condition : s’inscrire par téléphone (3620 puis dites « notaires ») ou sur le site www.notairesetfamilles.fr.

Copyright © 2011 par Paris Notaires